top of page

Pour le Pentagone, les Européens «doivent être prioritairement concentrés sur l’Europe»

  • Photo du rédacteur: Jean Dominique Merchet
    Jean Dominique Merchet
  • il y a 2 heures
  • 3 min de lecture

Le Department of War a publié vendredi sa stratégie de défense nationale. Elle s'inscrit dans une moindre implication des Etats-Unis sur le continent européen.



Le Pentagone (Department of War - DoW) a rendu publique, vendredi 23 janvier, sa «stratégie de défense nationale» (National Defense Strategy, NDS 2026), un document qui fixe les grandes orientations et s'inscrit dans la mise en oeuvre de la National Security Strategy de novembre 2025.


En voici les points saillants pour l'Europe.


Le DoW va «concentré ses efforts» dans quatre domaines. Dans l'ordre :


  • Défendre le territoire américain

  • Dissuader la Chine dans l’Indo-Pacifique par la force, et non par la confrontation. 

  • Augmenter le partage du fardeau avec les alliés et partenaires

  • Booster la base industrielle de défense américaine


«Notre stratégie n’est pas isolationniste. C’est une stratégie d’engagement ciblé à l’étranger avec un regard clair sur la défense des intérêts concrets et pratiques des Américains. À travers cette optique America First, les alliances et partenaires des Américains ont un rôle essentiel à jouer — mais pas comme par le passé. Alors que le Département priorise la défense du territoire national et la dissuasion de la Chine, d’autres menaces persisteront, et nos alliés seront essentiels pour y faire face. Nos alliés le feront non pas comme une faveur envers nous, mais dans leur propre intérêt.

En Europe, les alliés prendront la direction (lead) face aux menaces qui sont moins graves pour nous mais plus pour eux, avec un soutien décisif (critical) mais plus limité des États-Unis. Nous les inciterons et les aiderons à se mobiliser. Cela nécessite un changement de ton et de style par rapport au passé. Trop longtemps, alliés et partenaires se sont contentés de nous laisser subventionner leur défense. Notre establishment politique en récoltait le crédit tandis que les Américains ordinaires payaient la facture. Avec le président Trump, une nouvelle approche est en vigueur.»


«Le DoW continuera à jouer un rôle vital au sein de l’OTAN, tout en calibrant la posture et les activités des forces américaines sur le théâtre européen afin de mieux prendre en compte la menace russe pour les intérêts américains ainsi que les capacités propres de nos alliés. Moscou n’est pas en position de revendiquer l’hégémonie européenne. L’OTAN européenne surpasse largement la Russie en termes d’échelle économique, de population et, par conséquent, de puissance militaire latente. Dans le même temps, bien que l’Europe reste importante, elle représente une part plus faible et en diminution de la puissance économique mondiale. Il s’ensuit que, bien que nous soyons et resterons engagés en Europe, nous devons — et nous allons — prioriser la défense du territoire américain et la dissuasion de la Chine.»


«Nos alliés de l’OTAN sont donc solidement positionnés pour assumer la responsabilité principale de la défense conventionnelle de l’Europe, avec un soutien américain décisif mais plus limité. Cela inclut de prendre la tête du soutien à la défense de l’Ukraine. Comme le président Trump l’a déclaré, la guerre en Ukraine doit prendre fin. Comme il l’a également souligné, cependant, cela relève avant tout de la responsabilité de l’Europe. Assurer et maintenir la paix exigera donc un leadership et un engagement de la part de nos alliés de l’OTAN.»


»Le DoW travaillera étroitement avec nos alliés pour s’assurer qu’ils honorent l’engagement en matière de dépenses de défense pris au sommet de La Haye. Nous œuvrerons à élargir la coopération industrielle de défense transatlantique et à réduire les barrières commerciales en matière de défense, afin de maximiser notre capacité collective à produire les forces nécessaires pour atteindre les objectifs de défense américains et alliés. Enfin, nous serons clairs avec nos alliés européens : leurs efforts et leurs ressources doivent être prioritairement concentrés sur l’Europe.»


«La Russie restera, dans un ’avenir prévisible, une menace persistante mais gérable pour les membres orientaux de l’OTAN.»







 
 
 

Commentaires


bottom of page