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Guerre des mines : la sécurité du goulet de Brest sous-traitée au privé

  • Photo du rédacteur: Jean Dominique Merchet
    Jean Dominique Merchet
  • il y a 2 jours
  • 1 min de lecture

La Marine nationale souffre d'un "trou capacitaire" dans ce domaine. Un consortium autour de Naval Group se chargera de la protection de ce secteur stratégique pour la dissuasion nucléaire


Selon nos informations, Naval Group vient de remporter un appel d'offres très discret du ministère des Armées, afin de fournir des moyens de déminage dans le goulet de Brest. Le vieillissement de la flotte de chasseurs de mines tripartite, classe Eridan, et les délais pour leur remplacement par le programme SLAMF (Système de Lutte Anti-Mines Futur) et les futurs BDGM (bâtiments de guerre des mines), créé un "trou capacitaire".

Le contrat, baptisé GapFeeder, prévoit que Naval Group et ses partenaires, déploieront des bateaux de guerre des mines dans 18 mois (donc début 2028) pour une durée de huit à dix ans.

Le goulet de Brest est un endroit absolument stratégique : c'est par là que passe les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) lorsqu'ils quittent l'Île longue, avant de se "diluer" dans l'Atlantique nord.

La Marine nationale ne disposerait plus que de huit chasseurs de mine, dont six à Brest et deux à Toulon.

Autant dire qu'elle n'a pas vraiment les moyens de s'engager dans un éventuel déminage du détroit d'Ormuz. Des sociétés privées, comme SeaOwl, ont d'ailleurs été approchées par le ministère des Armées pour voir ce qu'elles pourraient proposées au cas où...


Sur la guerre des mines, lire par ailleurs mon article dans l'Express.





 
 
 

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