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Iran : peut-on renverser un régime sans troupes au sol ?

  • Photo du rédacteur: Jean Dominique Merchet
    Jean Dominique Merchet
  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture

Des exemples (Japon, Serbie, Libye) montrent que c'est possible.



A propos de l'Iran, on nous serine, comme une évidence militaire, qu'il serait impossible de changer un régime sans troupes en sol, par la simple puissance aérienne. C'est un peu plus compliqué que cela. Trois exemples nous le montre.


Le plus spectaculaire est évidemment la reddition du Japon en 1945, à la suite des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki et sans aucun soldat américain ne débarque dans l'archipel. Certes, le contexte était radicalement différent, avec des opérations terrestres massives, dans le Pacifique et en Mandchourie. Mais le résultat politique a été obtenu.


Deux exemples plus récents le montrent également : la Serbie et la Libye.

En 1999, la guerre du Kosovo conduite par l'Otan (78 jours de frappes aériennes) se solde par le retrait de l'armée serbe du Kosovo. Le pouvoir de Milosevic en sort affaibli. Un an plus tard, le président serbe organise des élections, pour tenter de se religitimer. Les fraudes massives provoquent des manifestations importantes à partir du 29 septembre 2000. Le 5 octobre, Milosevic démissionne. Il est arrêté le 1er avril 2001, puis transféré au TPI de La Haye.


En 2011, l'Otan s'engage en Libye, avec une campagne aérienne contre le régime du colonel Kadhafi, en soutien à l'insurrection armée. Elle dure 226 jours, au terme duquel le régime tombe et Kadhafi est tué, le 20 octobre.


Aucun conflit ne ressemble à un autre et il faut à chaque fois des conditions particulières. Le cas de l'Iran est lui aussi spécifique avec un régime pris dans l'étau des frappes américano-israéliennes et d'une population qui le rejette massivement.


Photo : le complexe de Beit-e Rahbari, résidence d'Ali Khamenei à Téhéran,, après les frappes





 
 
 

8 commentaires


Ronin.
il y a 2 jours

Pour ce qui est des deux bombes atomiques sur le Japon, on sait aujourd'hui par les travaux de différents historiens, qu'elles n'ont été nullement décisives par elles même, pas plus que les grands bombardement incendiaires sur le villes japonaises, mais quelle ont été voulues et maintenues, les japonais étaient déjà prêt à négocier leur reddition depuis quelques mois auparavant déjà, comme message d'avertissement à destination d'autres belligérants, potentiels.

Les 1,5 millions de combattants soviétiques avaient déjà conquit la Mandchourie et étaient en train de conquérir le nord de la Corée...


C'est tout ce qui s'est passé avant, pendant quatre ans, leurs reculs constants, qui a inciter, contraint, les japonais à capituler ; pas les différents bombardements aériens en eux même.

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Ronin.
il y a 2 jours

Japon : Des millions de combattants de part et d'autre, japonais, chinois, américains, russes et autres, 2 millions pour les seuls américains, 4 ans de guerre dans les airs, en mer, et au sol, 500 000 ensuite, d'occupation au sol, pour garantir la paix, excusez du peu.


Serbie, le seul cas dans toute l'histoire de bombardements aériens qui finissent par avoir un effet politique réel. Ce qui s'assimilerait plus à une opération spéciale de destruction systématique des infrastructure d'un pays, ne pouvant y répondre en aucune façon de manière militaire, qu'à une véritable guerre dans son sens habituel.

L'exception, qui confirme la règle générale.

En général ce genre de frappes "stratégiques" à plutôt, dans tous les cas, l'effet de souder…


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Bertrand
il y a 4 jours

Vous êtes vraiment trop nul Jean-Do Merchet et j'ai du mal à croire que vous soyez officier de réserve. Quelle incompétence militaire et en géopolitique comme je peux le constater à chaque fois que je vous vois sur une chaîne télé, hélas trop souvent ! L’île d'Okinawa est bien une île de l'archipel japonais et fut l'objet d'une féroce bataille en 1945 avant le largage des bombes atomiques. Les soldats américains étaient donc bien présents au Japon avant la fin du régime militaire japonais. Il y avait des rebelles armés en Libye et des forces spéciales britanniques et françaises. L'Otan n'a jamais eu pour but de faire tomber Milosevic en bombardant la Serbie, les Serbes s'en sont chargés un pe…

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Baba
il y a 5 jours

Je pense que vous avez oublié un exemple : L'Allemagne en 1918. Il n'y avait pas de force terrestre hostile en Allemagne, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas besoin de troupe au sol ...


Un peu ridicule ? Comme vos exemple, il y avait des forces terrestre dans chacun de vos exemple. Au Japon, comme vous le signalez, il y a eu des combats terrestre dans tous les Pacifiques. Il y avait donc des forces terrestre qui s'apprêtaient en outre à débarquer . En Lybie, il y avait les rebelles libyens (qui se battaient déjà avant l'arrivée de l'aide occidentale), et pour le Kosovo, il y avait des troupes de l'Otan.

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Ronin.
il y a 13 minutes
En réponse à

Oui j'avais bien compris. C'était pour appuyer un peu votre propos.


De l'intérêt de troupes au sol même pour garantir la paix, et pas uniquement mettre le chaos à tout un pays ou même à toute une région, ceci dit aussi ; après avoir gagné la guerre, au sol ; et pas seulement "dans les airs" ...

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Jérémy
il y a 5 jours

Bonjour,

Merci pour cet article, les exemples que vous montrez illustrent bien la nécessité de reconnaître la légitimité du régime adverse pour obtenir sa reddition, les frappes de décapitation, c'est la logique inverse et préfigure le démantèlement de l'Etat.

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